La DGE et Bpifrance viennent de publier la 3ème édition du Baromètre sur l’entrepreneuriat des femmes. Cette étude, basée sur un échantillon de 5 000 personnes et les données de l’Insee, dresse un bilan encourageant malgré des défis persistants.
1. Une résilience supérieure
Contrairement aux idées reçues, les entreprises créées par des femmes sont particulièrement solides :
- Entreprises classiques : 70 % de succès à 5 ans (égalité hommes-femmes).
- Micro-entreprises : Les femmes surperforment avec 45 % de pérennité contre 36 % chez les hommes.
2. Des motivations qui s’affirment
Les femmes n’entreprennent plus par défaut, mais par ambition :
- L’envie d’être son propre patron bondit à 37 % (+10 points).
- L’entrepreneuriat d’opportunité progresse à 42 %.
- La présence de « rôles modèles » dans leur entourage booste l’exposition au monde de l’entreprise (23 % contre 19 % en 2021).
3. Le plafond de verre du financement et de l’accompagnement
C’est le point noir du rapport : un écart de 7 à 8 points subsiste.
- Accompagnement : 32 % pour les femmes vs 39 % pour les hommes.
- Financement externe : 32 % pour les femmes vs 40 % pour les hommes.
- L’explication ? Les femmes sollicitent encore trop peu les dispositifs d’aide existants.
4. Tech : une dynamique en marche
La French Tech se féminise doucement : le programme Next40/120 compte désormais 20 % de femmes à des postes de direction ou de co-fondatrices.
Si la réussite opérationnelle des femmes est exemplaire, l’enjeu des prochaines années réside encore dans l‘accès aux ressources financières et un meilleur recours aux structures d’accompagnement.